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• Ce livre présentera certains aspects de ce que l’écrivain a appelé la pédagogie des opprimés, une pédagogie qui doit être forgée avec, et non pour, les opprimés (individus ou peuples) dans la lutte incessante pour retrouver leur humanité.

• En effet, certains révolutionnaires se présentent comme des innocents, des rêveurs ou même des réactionnaires; ceux qui défieraient cette pratique éducative. Mais on ne libère pas les gens en les aliénant. La libération authentique – le processus d’humanisation – n’est pas un autre dépôt à faire chez les hommes.

• Dans une éducation qui pose des problèmes, les gens développent leur pouvoir de percevoir de manière critique la façon dont ils existent dans le monde avec lequel et dans lequel ils se trouvent; ils viennent voir le monde non pas comme une réalité statique, mais comme une réalité en cours, en transformation.


• La pensée authentique, pensée soucieuse de la réalité, n’a pas lieu dans l’isolement de la tour d’ivoire, mais seulement dans la communication. S’il est vrai que la pensée n’a de sens que lorsqu’elle est générée par l’action sur le monde, la subordination des étudiants aux enseignants devient impossible.

• Ceux qui sont véritablement attachés à la libération doivent rejeter le concept bancaire dans son intégralité, adoptant à la place un concept de femmes et d’hommes en tant qu’êtres conscients, et la conscience en tant que conscience agissant sur le monde. Ils doivent abandonner l’objectif éducatif de la constitution de dépôts et le remplacer par la pose des problèmes de êtres humains dans leurs relations avec le monde.

• Le caractère dialogique de l’éducation en tant que pratique de la liberté ne commence pas lorsque l’enseignant-élève rencontre les étudiants-enseignants en situation pédagogique, mais lorsque le premier se demande ce qu’il ou elle va dialoguer avec ce dernier.

• Certains peuvent penser qu’affirmer le dialogue – la rencontre des femmes et des hommes dans le monde pour transformer le monde – est naïvement et subjectivement idéaliste. Cependant, il n’y a rien de plus réel ou concret que les gens du monde et du monde, que les humains avec les autres humains.

• Les gens seront vraiment critiques s’ils vivent dans la plénitude de la praxis, c’est-à-dire si leur action englobe une réflexion critique qui organise de plus en plus leur pensée et les conduit ainsi à passer d’une connaissance purement naïve de la réalité à un niveau supérieur. ce qui leur permet de percevoir les causes de la réalité.

• Les gens ne sont accomplis que dans la mesure où ils créent leur monde (qui est un monde humain) et le créent avec leur travail de transformation. L’épanouissement de l’humanité en tant que êtres humains se trouve alors dans l’accomplissement du monde. Si, pour une personne, être dans le monde du travail, c’est être totalement dépendante, précaire et menacée de façon permanente – si son travail ne lui appartient pas – la personne ne peut pas être satisfaite. Le travail qui n’est pas libre cesse d’être une quête épanouissante et devient un moyen efficace de déshumanisation.

• Car si les gens se joignent à leur présence dans le processus historique de réflexion critique sur ce processus, la menace de leur émergence se matérialise dans une révolution. Que l’on appelle cette pensée correcte «conscience révolutionnaire» ou «conscience de classe», c’est une condition préalable indispensable de la révolution. Les élites dominantes sont si bien conscientes de ce fait qu’elles utilisent instinctivement tous les moyens, y compris la violence physique, pour empêcher les gens de penser.

• L’atmosphère de la maison se prolonge à l’école, où les élèves découvrent rapidement (comme à la maison) que, pour atteindre une certaine satisfaction, ils doivent s’adapter aux préceptes qui ont été fixés d’en haut. L’un de ces préceptes est de ne pas penser.

• Les participants commencent à réaliser que si leur analyse de la situation va plus loin, ils devront soit se départir de leurs mythes, ou les réaffirmer. Se désinvestir et renoncer leurs mythes représente, à ce moment, un acte d’auto-violence. D’un autre côté, réaffirmer ces mythes, c’est se révéler.

• J’interprète le processus révolutionnaire comme une action culturelle dialogique qui se prolonge dans la «révolution culturelle» une fois que le pouvoir est pris. Dans les deux étapes un effort sérieux et profond à conscientização – à travers lequel le peuple, à travers une véritable praxis, abandonne le statut d’objets pour assumer le statut de Sujets historiques – est nécessaire.

• Le comportement et les réactions des opprimés, qui conduisent l’oppresseur à pratiquer l’invasion culturelle, devraient évoquer chez le révolutionnaire une autre théorie de l’action. Ce qui distingue les leaders révolutionnaires de l’élite dominante, ce n’est pas seulement leurs objectifs, mais leurs procédures.

• L’objet d’une action dialogico-liberterienne n’est pas de «déloger» les opprimés d’une réalité mythologique pour les «lier» à une autre réalité. Au contraire, l’objet de l’action dialogique est de permettre aux opprimés, en percevant leur adhésion, de choisir de transformer une réalité injuste.

• L’organisation n’est pas seulement directement liée à l’unité, mais au développement naturel de cette unité. En conséquence, la poursuite de cette unité par les dirigeants est aussi une tentative d’organiser le peuple, exigeant un témoignage du fait que la lutte pour la libération est une tâche commune.

• Il n’est pas possible de refaire ce pays, de le démocratiser, de l’humaniser, de le rendre sérieux, tant que des adolescents tuent des gens pour jouer et offenser la vie, détruire le rêve et rendre l’amour non viable. Si l’éducation seule ne peut pas transformer la société, sans elle la société ne peut pas non plus changer.